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​Le Nunavik, c’est le Grand Nord québécois, une vaste étendue de reliefs tourmentés et de paysages à couper le souffle.

Depuis des millénaires, la géographie isolée de cet immense territoire protège les caractéristiques naturelles, les paysages et la faune que l’on y trouve. Les eaux exceptionnellement pures du lac Pingualuk et son cratère circulaire, les sommets vertigineux des monts Torngat, ainsi que la flore et la faune diversifiée des lacs Tasiujaq et Wiyâshâkimî n’en sont que quelques exemples.

Parcs Nunavik a comme mission de protéger et de mettre en valeur des paysages représentatifs et des attraits exceptionnels qui illustrent le riche patrimoine naturel et humain de la région. Une grande attention est portée au développement et à la mise en valeur des parcs de façon durable. L’objectif de conservation est poursuivi en intégrant les connaissances traditionnelles et scientifiques aux activités éducatives et récréatives afin que les visiteurs régionaux, nationaux et internationaux puissent en bénéficier.

Les Nunavimmiuts ont à coeur le réseau de parcs nationaux de la région. Dans leur rôle de gardiens et d’ambassadeurs, les employés inuits des parcs chérissent ces endroits particuliers, expressions vivantes de leur patrimoine, un héritage à partager et à protéger pour les générations futures.​​​

La création d'un parc national au Nunavik

Le processus de création d’un parc national au Nunavik comporte plusieurs étapes. Au début des années 1990, des territoires représentatifs de régions naturelles ou qui présentent un caractère exceptionnel ont été identifiés et mis en réserve à des fins de parcs par arrêté ministériel du gouvernement provincial. Ces territoires ont par la suite été incorporés au plan directeur d’aménagement des terres de la région, produit par l’Administration régionale Kativik (ARK).

Au commencement du processus de création, les communautés concernées par un projet sont invitées à une séance d’information et de consultation afin d’expliquer la démarche de création et les enjeux s'y rattachant, répondre aux questions et confirmer les intérêts pour le projet. Si la réponse est favorable, un groupe de travail est formé, composé de représentants du gouvernement du Québec et de divers groupes d’intérêt, dont l’ARK, Makivik, les villages nordiques et les corporations foncières concernés.

Le groupe de travail établit ensuite une aire d’étude où des travaux d’acquisition de connaissances sont entrepris par l’ARK en vue de caractériser l’occupation du territoire et les milieux physiques, biologiques et socio-économiques du secteur. Ceci inclut une revue de littérature sur l’histoire, le climat ainsi que des travaux de géologie, de géomorphologie, d’archéologie et des inventaires fauniques et floristiques. Les travaux de terrain sont effectués avec la participation de membres des communautés. Les résultats de toutes ces études, ainsi que le contexte régional en matière d’accès, de services et de développement économique sont ensuite présentés dans un rapport appelé État des connaissances. Ce rapport fait également ressortir les éléments particuliers à protéger et à mettre en valeur, ainsi que les secteurs d’intérêt du projet de parc.

Le plan directeur des parcs

Le gouvernement du Québec se base sur ce document et sur les recommandations du groupe de travail pour rédiger le plan directeur provisoire qui décrit les priorités de conservation et le potentiel de développement en terme d’activités et de services. Il présente également les limites et le zonage proposés pour l’ensemble du parc.

Une étude d’impact économique et une étude d’impact environnemental et social sont effectuées par des firmes indépendantes en fonction des propositions énoncées dans le plan directeur. Par la suite, des audiences publiques sont tenues par la Commission de la qualité de l’environnement Kativik (CQEK) et par le gouvernement du Québec dans les villages concernés par le projet. Ces deux audiences peuvent être tenues conjointement. Elles permettent au Parcs Nunavik de présenter le projet aux communautés et de répondre à leurs questions. C’est également une opportunité pour les citoyens d’exprimer leurs préoccupations et leurs opinions sur le projet. Les commentaires reçus permettent au gouvernement de bonifier le plan directeur qui servira à orienter les interventions des gestionnaires du parc et à la CQEK de formuler sa décision.

Le projet est ensuite soumis au gouvernement du Québec, annoncé dans la gazette officielle du Québec et, si le projet est accepté, le gouvernement peut enfin procéder à la création du parc.​​

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