Caribous. Parc de Kuruurjuaq.Robert Fréchette, ARK

Les traces de l’occupation millénaire du territoire sont bien présentes dans le parc. Une trentaine de sites, surtout dans la zone côtière du parc et sur les rives de la rivière Koroc, ont été répertoriés. Certains emplacements ont permis de trouver des résidus de taille du métachert, très prisé lors de la préhistoire au Nunavik. Cette pierre aux arêtes tranchantes, extraite dans la baie de Ramah au Labrador, a été retrouvée à maints endroits sur les côtes de la baie d’Ungava, suggérant que la vallée de la rivière Koroc était utilisée pour son transport d’est en ouest.
Contrairement à la côte ouest de la baie d’Ungava, l’établissement de campements permanents s’est fait tardivement sur la côte est, possiblement en raison du relief accidenté et de l’ampleur des marées. Suivant l’établissement des premiers postes de traite vers la fin du XVIIIe siècle, les Inuits semi-nomades se sont regroupés dans l’anse Akilasakallak sur la rivière George pour former le village de Kangiqsualujjuaq en 1962.
Transmis de génération en génération par la tradition orale, les mythes et les légendes donnent une saveur unique au lieu. Certaines histoires racontent la présence de personnages mythiques, tel Torngak, l’esprit malicieux des monts Torngat, qui plaçait des obstacles sur le chemin des gens. On raconte aussi l’existence d’un ours blanc géant, Nanuklurk, responsable du bris des glaces sur la côte du Labrador.


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