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En raison de l’isolement, des conditions météorologiques imprévisibles, de la rencontre possible d’animaux sauvages et des délais prolongés d’intervention en cas d’urgence, les visiteurs doivent être conscients des risques et des dangers inhérents à la pratique d’activités dans les parcs du Nunavik.

La météo changeante

Au Nunavik, la météo change constamment. Les expéditions peuvent donc être modifiées en tout temps en fonction des conditions météorologiques du moment. Attendez-vous à tout en termes de météo (soleil, pluie, vent, neige). La flexibilité et l’habilité du voyageur à s’adapter à des changements d’horaires et de plans sont des prérequis essentiels aux expéditions dans les parcs du Nunavik.
Aussi, les extrêmes du climat arctique ne sont pas à prendre à la légère : en hiver, les engelures peuvent apparaître rapidement. Et rappelez-vous que la toundra n’offre aucune protection naturelle contre les éléments. Il peut être facile d’être désorienté dans un parc en raison de l’étendue du territoire et de l’absence de repères. Le brouillard peut aussi rendre n’importe quelle navigation à vue impraticable. Pour chaque déplacement, assurez-vous d’avoir en votre possession vos outils de communication, de sécurité et d’orientation.

Cohabiter avec la faune

Rappelez-vous que les animaux sont dans leur habitat naturel et que vous êtes seulement de passage. Pour cohabiter de façon sécuritaire avec ces animaux, vous devez avoir un comportement responsable et respectueux.

L’ours noir

L’ours noir est le plus petit et le moins menaçant des ours d’Amérique du Nord. C’est un mammifère qui craint généralement la présence des humains. Comme tout animal sauvage, il a un comportement imprévisible et il peut, en de rares occasions, devenir agressif, violent et même dangereux. Ce sont les mâles adultes et les femelles avec leurs oursons qui sont le plus souvent responsables des attaques humaines. L’ours noir est doué pour la nage et il peut courir à une vitesse allant jusqu’à 50 km/h. La recherche de nourriture est une préoccupation constante pour l’ours noir. Il affectionne les petits fruits, les jeunes pousses de feuille, les insectes, le poisson, les carcasses d’animaux et, à l’occasion, les jeunes cervidés. Lors de la douce saison, il doit se constituer d’importantes réserves de graisse qui lui permettront de survivre dans sa tanière pendant l’hiver et, dans le cas d’une femelle, d’allaiter ses oursons. Si la nourriture qu’il trouve en forêt se fait rare, il n’hésite pas à s’approcher des installations humaines.

Les situations menaçantes :

  • Un ours qui est surpris ou qui est approché de trop près.
  • Une femelle avec ses oursons qui est approchée de trop près.
  • Un ours qui défend une source de nourriture (comme une carcasse).
  • Un ours qui est blessé, souffrant ou affamé.
  • Un ours qui considère l’humain comme une proie.

Soyez prévoyant et évitez les rencontres en suivant ces conseils :

  • Demandez aux employés du parc à quels endroits des ours noirs ou des signes de leur présence ont été aperçus récemment.
  • Déplacez-vous en groupe.
  • Déplacez-vous à la lumière du jour et évitez les secteurs où la visibilité est limitée.
  • Soyez prudents lorsque vous circulez près des cours d’eau, les ours noirs les utilisent souvent pour se déplacer.
  • Faites connaître votre présence en accrochant à votre sac un objet qui fait du bruit. Parlez, chantez ou sifflez en marchant.
  • Remarquez les signes de présence d’ours : pistes, crottes, troncs d’arbres éventrés, etc.
  • Évitez de vous déplacer avec des articles de toilette ou de la nourriture trop odorante.
  • Conservez votre nourriture et vos déchets dans des contenants à l'épreuve des ours ou dans des sacs scellés, loin de votre tente.
  • Séparez l’aire de cuisson de l’aire de repos d'au moins 50 mètres. Gardez votre campement propre. Lavez votre vaisselle et videz les eaux grises loin du campement.

Quoi faire si vous rencontrez un ours noir :

  • Si l’ours garde la tête baissée et demeure actif, c’est qu’il n’a pas encore détecté votre présence. Restez calme et éloignez-vous silencieusement.
  • Si l’ours a la tête levée au moment où vous l’apercevez, c’est qu’il a entendu un bruit ou qu’il a capté votre odeur. Arrêtez de marcher. Faites connaître votre présence. Parlez-lui doucement. Agitez vos bras pour que l’ours vous identifie en tant qu’humain. Reculez doucement pour revenir vers un abri sûr ou faites un détour pour contourner l’animal. Si cela est impossible, attendez sans bouger que l’ours quitte les lieux. Laissez-lui suffisamment de place pour qu’il puisse s’échapper.
  • Si l'ours s'approche de vous, agitez vos bras. Reculez et parlez doucement. Montrez-vous le moins menaçant possible. Ne courez pas. Distrayez-le en laissant tomber un objet.
  • Si l’ours fonce sur vous, il faut faire face à l’ours. Essayez de l’intimider à votre tour et de paraître dominant. Frappez des objets les uns contre les autres et haussez la voix. Agitez vos bras au-dessus de votre tête ou sautez pour avoir l’air plus grand. La plupart du temps, l’ours s’arrête à quelques mètres de vous et fait demi-tour. S’il fonce toujours vers vous, défendez-vous. Utilisez des roches, vos poings, vos bâtons de marche, etc. En dernier recours, recroquevillez-vous par terre et faites le mort.

L’ours blanc

L'ours blanc est le plus gros carnivore terrestre de l'Amérique du Nord. Un mâle adulte pèse habituellement de 300 à 450 kg et mesure 3 mètres du museau au bout de la queue. Animal fort, rapide et agile sur la terre comme sur la glace, l'ours blanc est également spécialiste de la nage et du plongeon. S'il peut sembler lent et docile dans la chaleur de l'été, l'ours blanc peut quand même se déplacer rapidement et avec détermination. Il jouit d'un odorat exceptionnel, et sa vue se compare à celle de l'humain. Il est plutôt craintif et préfère éviter les contacts avec les humains ou d'autres ours polaires. Sa proie favorite est le phoque annelé, mais il lui arrive également de voler des œufs ou de s'attaquer à des oiseaux, à de petits mammifères ou même à des humains. Il se nourrit également d'aliments qu'il trouve, des carcasses de baleines échouées aux déchets humains.

Nous vous invitons à lire attentivement la brochure de Parcs Canada La sécurité au pays des ours polaires.

Le loup

Le loup a le pelage blanc à noir, généralement gris cendré, avec le bout de la queue noir. Il est surtout actif la nuit, et se repose le jour couché directement sur le sol ou la neige, enroulé sur lui-même. Il vit habituellement en meute, rarement seul. La bande, hautement hiérarchisée, est composée de 5 à 8 individus, parfois plus, autour d'un mâle dominant. Ce prédateur rusé, mais souvent moins rapide que ses proies chasse en bande les animaux très jeunes, âgés, malades ou ceux dont les déplacements sont gênés par la neige ou la glace. Il enterre parfois des restes de carcasses pour plus tard, mais s'intéresse rarement à la charogne. Son régime alimentaire se compose principalement de gros mammifères : cerf, orignal, caribou. En été, il se nourrit aussi de petits mammifères (lapins, lièvres, marmottes, castors, souris), et parfois oiseaux, poissons, insectes et petits fruits complètent sa diète. Il s'attaque rarement à l'homme.

Si vous rencontrez un loup :

  • Restez calme.
  • Ayez l’air plus grand que lui.
  • Laissez-lui une voie d'évacuation.
    Évitez de lui tourner le dos et gardez-le en vue.
  • Faites du bruit, frappez des mains, élevez la voix, utilisez des dispositifs de dissuasion.
  • Si nécessaire, lancez-lui des pierres ou du gaz poivré.
  • Évitez de fuir, car le loup risque de vous suivre en pensant que vous êtes une proie facile!
  • Si vous êtes attaqués, agissez le plus agressivement possible envers le loup.

Les dispositifs de dissuasion​​

Le meilleur moyen de rester hors de danger consiste à éviter d'entrer en contact avec les animaux sauvages. Toutefois, des dispositifs de dissuasion non mortels ont été créés à l'intention des ours noirs (et des grizzlis), mais ils n'ont pas été convenablement testés sur les ours blancs. Vous ne pouvez donc pas vous y fier entièrement pour assurer votre sécurité en cas de conflit avec un ours blanc. Dans tous les cas, soyez prêt et identifiez les objets pouvant éventuellement vous servir d'arme : skis, bâtons, couteaux.

Les instruments pour faire du bruit, dont les avertisseurs sonores à air et les détonateurs lancés à l'aide d'un pistolet ou d'un pistolet-stylo (bear bangers), peuvent faire fuir les ours.

Les vaporisateurs de poivre peuvent faire fuir certains animaux sauvages mais ils n’ont pas été convenablement testés sur les ours blancs et ne fonctionnent pas par temps froid.

Vous pouvez installer autour de votre tente un système d'alarme portatif à fil-piège ou à détecteur de mouvement qui vous préviendra si un animal approche votre campement. Les clôtures électriques à énergie solaire portables peuvent aussi dissuader un ours de s’approcher de votre lieu de campement si elles sont correctement installées et entretenues.

Quelques conseils :

  • Testez ces instruments avant d'entreprendre votre excursion.
  • Procurez-vous vos dispositfs de dissuasion avant de voyager au Nunavik parce qu'il est difficile de se les procurér au Nord. Vous devrez les transporter comme des matières dangereuses.
  • Si vous avez des raisons de croire que le secteur où vous êtes est fréquenté par des ours blancs, nommez quelqu'un pour monter la garde ou envisagez de déplacer votre campement.
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